vendredi 17 mai 2013

Le printemps de vandales


On savait que le jeu de ballon le plus répandu dans le monde suscitait les passions les plus folles, mais les excités qui ont saccagé le quartier du Trocadero lundi dernier ont encore donné une belle image de ce « sport » ou plutôt de cette industrie à caractère sportif. Il est hélas à parier que d'autres énervés, peut-être les mêmes que lundi tant le milieu de ce sport est homophobe, se conduisent de même lors de la prochaine « manif pour tous » du 26 mai. Leur méchanceté devrait être décuplée par la décision du Conseil constitutionnel de valider la loi sur le mariage ce soir. D'autres vandales ont été à l'oeuvre dans les magasins d'une grande enseigne en liquidation comme on peut le lire dans cet article édifiant. Des hordes de sauvages ont déferlés dans les rayons en se bousculant pour dévaliser le magasin qui soldait tous ses articles à 50%. Les employés ont été « traqués, insultés et secoués par les clients » comme le précise un sous titre du papier. L'effet d'aubaine fait descendre l'humain au rang de bête, et encore, je parierai que les bêtes se comporteraient mieux en pareille circonstances car elles ne luttent que pour leur survie alors qu'ici on se chamaille pour le superflu ! Absolument lamentable.

vendredi 10 mai 2013

La médaille et le chanteur


Ce vendredi promettait d'être moins arrosé qu'hier avec un ciel bien dégagé depuis la matinée. J'en ai profité pour aller faire des courses en ville et acheter quelques effets personnel en nombre, chose que je n'avais pas faite depuis longtemps en magasin. Il me fallait remplacer quelques vieux polos assujettis aux travaux du jardin ou des ballades à vtt. Deux nouvelles chemises viendront remplacer deux anciennes qui fatiguent depuis quelques années. Elles sont de coupe et de motif très classique, ce que je préfère pour aller faire cours. Depuis presque le début, je mise sur la sobriété et la netteté de l'allure pour travailler et j'évite les excentricités vestimentaires. Mes chemises sont toutes à manches courtes. Cela évite d'avoir à les retrousser en cas de chaud et l'hiver, je porte un gilet par dessus qui me réchauffe les bras. Deux pantalons identiques ont complété cette collection mais il me faudrait les raccourcir avant de les porter. J'ai appris récemment comment faire.
J'avais à peine regagné ma voiture qu'une averse a commencé. L'après-midi a été moins ensoleillé que la matinée mais j'ai pu travailler un peu dans le jardin. J'ai disposé les deux rosier acheté hier devant la terrasse en attendant de les planter. Des brins de muguet qui risquaient de passer sous la tondeuse ont fini en bouquet chez moi et ils diffusent ce soir leur parfum délicat dans le séjour.
La nouvelle la plus risible entendue ces derniers jours : Il paraît qu'on ne veuille pas attribuer une décoration nationale à un artiste américain, légende vivante de la chanson, d'après les connaisseurs. L'engagement pacifiste de l'artiste, conjugué à son goût pour les substances psycho-actives, plaideraient en sa défaveur. Il ne s'en cache d'ailleurs pas et il a bien raison ! Dans ce cas, pourquoi avoir envisagé sa candidature ? L'intéressé s'en moque sûrement comme de sa première fumette et il n'a probablement jamais entendu parler de ce colifichet français. A moins que les attributeurs aient voulu redonner un lustre perdu depuis longtemps à leur médaille en chocolat, largement distribuée à n'importe qui. Ce n'est pas la médaille qui était sensée « honorer » un artiste, mais l'artiste qui devaient rendre son honneur à la médaille!  

mardi 7 mai 2013

Cinq jours de pause


La plus longue fin de semaine ou « pont » de l'année commence ce soir. Elle aurait pu battre un record pour moi avec un jour de plus mais j'ai été convoqué pour une journée de stage aujourd'hui alors que je n'avais pas cours. Le travail qu'on nous a donné à faire, complété par les quelques copies que j'ai à corriger m'ont fait renoncer à partir de la maison. Pas de regret d'autant que la météo ne s'annonce pas formidable pour les jours qui viennent là où j'envisageais d'aller. Les cours s'arrêtent dans un mois. J'aurais alors le temps de programmer une sortie sans contrainte de calendrier.
Dimanche, il y avait du monde au lac, y compris au coin naturiste. Ce n'était pas la foule des grands jours, mais on notait plus de personnes que lors de mes dernières visites. Le jeune satyre n'était pas là. Dommage. Le Soleil assez chaud a permis à certains de se promener dans le plus simple appareil sans risquer de s'enrhumer...

samedi 4 mai 2013

L'après-midi d'un jeune satyre


J'avais préparé quelques propos d'actualité pour ma chronique de fin de semaine mais mon petit tour au lac cet après-midi change l'ordre du jour pour un billet plus divertissant à mes lecteurs. Le retour du Soleil m'a fait enfourcher le vélo pour une escapade après une matinée passé au lycée. Sur la route d'accès, je me fait dépasser par la voiture de l'ami B. que je rejoins quelques instants plus tard et que j'accompagne au coin naturiste. Il n'y avait personne et nous nous sommes installés sur l'espace le plus dégagé et le plus ensoleillé. L'eau claire était tentante mais je n'ai pu y tremper que mes mollets dont j'ai eu l'impression qu'ils furent pris dans un étau le temps de l'immersion... La première baignade au lac attendra plus tard dans la saison. Au bout d'une heure environ, j'ai vu passer de dos une silhouette déjà vue. La chevelure bouclée surtout m'a rappelé un jeune homme vu une fois l'an dernier et dont j'avais pu photographier seulement la moitié du dos. Son physique athlétique plus que digne d'une statue antique nous l'avait fait appeler le jeune satyre. Le jeune homme est revenu quelques minutes plus tard et il s'est installé à une dizaine de mètres de nous, dans la nudité la plus complète. Il n'avait rien fait pour se cacher de nous et j'ai pu le reconnaître. C'était bien le jeune satyre de l'an dernier.
Nous l'avions épié du coin de l'oeil et en retour, il jetait souvent des regards de notre côté... L'ami B a été très émoustillé par ces regards et il s'est mis en tête d'attirer plus que l'attention de notre jeune voisin... Appuyé contre un arbre, il s'est mis à caresser son entre jambe, le regard fixé sur notre jeune satyre. Ce dernier n'avait pas l'air désintéressé par le spectacle mais il n'a pas bougé de son emplacement. Même son sexe, de calibre respectable, n'a pas traduit un émoi à la hauteur des efforts déployés par l'ami B... J'ai vu qu'il y avait plus loin un autre naturiste. Il était loin d'avoir le physique de notre jeune voisin. En plus il avait gardé ses chaussettes noires, qui contrastaient sur tout les plans avec la nudité de sa peau blanche. Lui en revanche était vraiment excité puisque son sexe se tenait presque d'équerre. Il n'a cependant pas bougé de sa place.
L'ami B tente une ultime tentative en s'enfonçant dans le sous-bois juste derrière nous et reprend ses caresses. Le jeune satyre le regarde faire mais il ne bouge pas davantage. J'ai bien sur pensé à donner un « coup de main » à B dans ses efforts mais j'avais une tache bien précise à accomplir : prendre une photo du sublime fessier complet de notre voisin ! La gaudriole attendra une autre fois, d'autant que je ne me sentais pas en phase avec l'odeur de testostérone ambiante. Il était déjà tard et je devais rentrer. Je me rhabille sans hâte. Me voyant faire, B, abandonne sa masturbation esseulée et me rejoint. C'est alors que notre satyre se dirige vers nous, dans toute sa nudité et sans chaussures. Il passe sur le chemin derrière nous sans s'arrêter. Je fouille rapidement dans mon sac pour extraire l'appareil photo de son étui. Je mets l'appareil sous tension, je sors un peu de zoom et je déclenche une fois. Je vérifie la prise de vue alors que le jeune satyre n'est plus visible. Il manque encore une fesse cachée par un arbre !

Mais le voici qui revient. Là , je ne le rate pas :

Il a regagné sa place comme il l'avait quittée. Je m'en vais moi aussi. L'ami B. me racontera demain s'il s'est passé quelque chose. Le jeune homme sera peut-être là lui aussi...

samedi 27 avril 2013

Rouleau contre pistolet


Cette deuxième semaine de vacances s'achève demain et elle aura été fort occupée ! Les travaux de peinture dans la maison de ma soeur viennent de prendre fin par le nettoyage des instruments dont le compresseur à peinture qu'elle avait acheté spécialement pour ce travail. Il aura fallu une journée à son ami pour comprendre le mode d'emploi mal traduit du chinois et divers essais pour se lancer efficacement dans le travail. Pendant ce temps, j'ai repris du service avec mon rouleau pour passer la sous-souche dans une chambre avec une certaine efficacité, fruit de l'expérience gagnée pendant mes propres travaux il y a déjà deux ans... Avec le pistolet, le résultat final est proche de professionnels mais cela valait-il de s'investir dans ce matériel (500 euros!), de recouvrir tout ce qui n'était pas à peindre et pour le peintre (pas moi!) de revêtir une combinaison d'astronaute pour couvrir les murs d'une maison de 60 mètres carrés ? Le compresseur sera donné à mon neveu qui fait actuellement construire et qui s'est réservé aussi et entre autres, les travaux de peinture... Bon courage à tous !
Ces occupations m'ont laissé peu de temps pour les balades environnantes. Juste une sortie au lac mardi où je n'ai vu que l'ami B. et ce matin, la séance piscine hebdomadaire où il n'y avait pas grand chose de spectaculaire à voir. Pour rester politiquement correct, nous dirons que les formes des nageurs présents étaient loin de flatter l'oeil...
Je forme des projets projets pour occuper le long viaduc 8 mai/Ascension. Retour sur la côte Sud pour renouveler le superbe séjour de la semaine dernière ? La côte aquitaine, mais dans une maison d'hôte « gay » que j'ai repérée sur ce site. Et s'il fait mauvais, pourquoi pas Paris où je ne suis pas allé depuis novembre dernier ? Où rester ici tout simplement si je n'ai pas le courage de partir et si je dois me pencher sur le cours d'informatique qu'il me faut ingurgiter dans le cadre d'une formation où je me suis inscrit avant les vacances... Je réserve mon choix jusqu'à la dernière minute...

Une tenue où l'on ne risque pas de tacher ses vêtements...


lundi 22 avril 2013

Les chaussettes noires


On peut lire sur le site d'information Rue89 le témoignage d'un opposant au mariage pour tous qui se déclare homo et catholique (apparemment il a l'air de bien vivre les deux...). Entre autres arguments relevés : pour lui, le mariage est une institution hétérosexuelle et que le législateur n'a pas à la transformer sans demander l'avis des gens. Il croit aussi que « la plupart des homos ne sont pas capables d'élever des enfants ». Parce que les hétéros en sont tout capables évidemment... L'interviewé se réjoui de l'abandon du volet PMA et GPA du projet de loi car cela « institue le désir individualiste d'avoir un enfant comme on veut une voiture ». Parce que des femmes hétéro qui se font faire un enfant en dépit de l'opposition de leur compagnon cela n'existe évidemment pas !
Un couple gay fortuné de ses connaissances a « acheté » des jumeaux en Inde pour les adopter. Les hétéros riches en mal d'enfants ne font-ils pas cela aussi ? Lui même confie vouloir des enfants mais « sans aller contre ses convictions morales », c'est à dire PMA et GPA. Mais dans ce cas, s'il était logique avec lui-même, il devrait s'y opposer aussi pour les couples hétéro. Tout cela est pétri de contradictions, de déni de progrès humain et de refoulement. La fin de l'entretien montre que sa situation d'homo n'est pas très assumée avec ses proches... Vivement demain que le texte soit adopté et qu'on passe à autre chose.
Les vacances se poursuivent avec la persistance du Soleil malgré le fond d'air frais. Toujours aussi peu de monde au lac. Hier, j'ai passé un bon moment à lire un peu dévêtu et j'ai presque eu chaud dans le coin abrité du vent où je n'étais installé. Un peu plus loin, deux habitués de longue date que je n'avais jamais vu ensemble se sont fait des câlins d'amoureux sans débordement. La venue du printemps fait aussi naître les couples...

En revanche, un autre amateur de Soleil, allongé nu un peu plus loin, n'inspirait pas vraiment l'amour avec ses chaussettes noires...

vendredi 19 avril 2013

Générations


Il a fallu laisser à regret l'hôtel et regagner la maison hier. Le retour s'est fait sous le Soleil mais le thermomètre montrait bien que nous nous dirigions vers le Nord. La petite veste était de rigueur en arrivant ici. Nous ne sommes pas rentrés directement à la maison. Direction la clinique pour voir l'ainé de mes neveux et sa copine qui vient de mettre au monde une petite fille. Ma soeur (plus jeune que moi) se retrouve grand-mère à 48 ans et je deviens grand oncle. En voyant ce nouveau né de 24 heures, je mesure la fugacité du temps et sa densité aussi. Entre mes souvenirs de jeunesse avec mes grands parents et cette petite fille qui vient de naître, me voici au milieu de 5 générations que j'ai connues. Mon neveu prend très à coeur son rôle de père. Je me suis amusé à le voir changer sa fille avec des gestes prudents et un peu malhabiles, lui qui d'habitude est très adroit de ses gestes...
Il a du faire beau pendant mon absence. L'herbe en a profité pour pousser sournoisement plus qu'elle ne l'a fait ces dernières semaines. Les jacinthes sur la terrasse font grise mine dans les jardinières. Elle ont pourri avant de fleurir complètement. Les tulipes sont en train de prendre le même chemin... Je ne planterai plus de bulbes dans des jardinières à l'automne et j'attendrai la fin de l'hiver. Le terreau s'est gorgé d'eau pendant l'automne et l'hiver pluvieux au point de former une masse compacte et spongieuse. Je me suis donc attelé à la tonte de l'herbe du pré. Avec l'autoportée d'abord puis avec la tractée. J'ai réussi à tout faire en quatre heures. Il ne restera plus que quelques finitions à faire ci et là. J'espère que la pluie ne reviendra pas trop vite et faire repousser tout ce que j'ai coupé aujourd'hui...